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Soumis par admin le mer 17/07/2013 - 12:24
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En 2008, le Prix de Bibliographie devint le Prix de Bibliographie LILA – Breslauer, afin d’honorer une importante donation de la Fondation Breslauer. Cette Fondation avait été créée par le Dr. Bernard H. Breslauer (1918 – 2004), un libraire membre de la LILA, qui avait une passion pour la bibliographie.

Fondation Breslauer


En 2008, le Prix de Bibliographie devint le Prix de Bibliographie LILA – Breslauer, afin d’honorer une importante donation de la Fondation Breslauer. Cette Fondation avait été créée par le Dr. Bernard H. Breslauer (1918 – 2004), un libraire membre de la LILA, qui avait une passion pour la bibliographie. Des années de travail de la part du comité de la Ligue, et plus particulièrement de Bob Fleck, aboutirent à la meilleure des solutions. Les contacts établis avec Felix de Marez-Oeyns, consultant et président de la Fondation Breslauer, apportèrent la clé du financement du Prix : un don de 108.000$ permettant au Prix d’être auto-financé.

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La Chine et la Russie


La même année, une association pan-asiatique fut formée dans le but de pouvoir, à terme, rejoindre la Ligue. Paul Feain en fut nommé président par intérim. Mitsuo Nitta et lui-même ouvrirent les portes du marché asiatique. Eric Waschke et Norbert Donhofer approfondirent les relations avec le marché russe et ses libraires lors de plusieurs visites à Moscou et Saint-Pétersbourg. Ces contacts ont jeté les bases d’un nouvelle étape dans l’histoire de la Ligue : En octobre 2009, l’Association de la Librairie Ancienne de la République Populaire de Chine (ABAPRC) et le Forum Antikvarov Bukinistov (Russie) furent unanimement élus en tant que nouveaux membres de la LILA à l’occasion de l’assemblée générale de Vienne.

En 1948, la Ligue Internationale de la Librairie Ancienne avait été créée pour améliorer les relations d’amitié entre les cultures. L’ouverture aux libraires chinois et russes 60 ans et quelques révolutions politiques plus tard aura donc été une étape très importante dans l’histoire de la Ligue et pour le marché du livre ancien plus généralement. Ce fut, comme le dit Adrian Harrington lorsqu’il serra la main des membres des délégations chinoise et russe, menées par le président de l’ABAPRC Yu Hua Gang et Alexey Lukashin, président du FAB :

« Un moment véritablement historique »


Cinq pays fondateurs en 1947, 10 associations nationales lors du premier congrès de Copenhague en 1948 : ce qui débuta dans le but de promouvoir l’amitié et la paix entre les cultures et un marché ouvert pour les libraires est devenu une organisation globale. Aujourd’hui, la LILA fait face à de nouveaux défis dans un monde en perpétuel changement, mais ses buts sont toujours les mêmes. C’est Bob Fleck, président d’honneur depuis 2007, qui écrivit en 2006 :

« La LILA a commencé sa vie en tant qu’une fédération de pays, et n’avait pas vraiment besoin de prendre des décisions d’action centralisées pour survivre. Les temps ont changé. La librairie a changé. Le nouveau monde électronique a eu un impact majeur sur nos vies, pour le meilleur et pour le pire. Plusieurs d’entre nous sont attristés par ce changement, car leur façon de travailler devient obsolète. Ils assistent à une indifférence culturelle vis-à-vis des livres qui forment le fondement de notre commerce, et n’ont pas la volonté ou l’énergie de s’adapter à ces temps nouveaux.


Ce sont les pessimistes. Je suis optimiste.


Je vois la Ligue en très bonne position pour se lancer à l’assaut de ce monde nouveau. Nous avons construit de bien meilleures fondations  que n’importe quelle autre organisation d’art, d’antiquité ou de libraires …

Pour ceux d’entre vous qui croient que la désaffection culturelle vis-à-vis des livres annonce la mort de notre profession, je vois pour ma part les choses différemment. Il existera toujours un marché pour les livres que nous vendons car ce ne sont pas seulement des textes, mais des objets d’art que l’on peut toucher, sentir et manipuler avec amour. Dans ma librairie, je vois un grand nombre de gens qui se sont révoltés contre les écrans de télévision et d’ordinateur, et qui reviennent vers les arts manuels de l’imprimerie, de la reliure, de l’illustration et de la fabrique de papier. Il n’y a pas que le texte qui importe ; c’est la manière de le présenter au lecteur avec toutes les subtilités que comporte un objet d’art.
 

Le texte en tant que texte sera bientôt disponible électroniquement – pas nos livres. »

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