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Submitted by admin on 18 Dec. 2009
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LIGUE INTERNATIONALE DE LA LIBRAIRIE ANCIENNE

ORDRE DU JOUR

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE

Vienne, Autriche

Vendredi 9 Octobre 2009, 10h

 

1. Accueil du Président

 

L’assemblée générale ordinaire est ouverte à 10h40.

Le Président de la LILA, Adrian Harrington, accueille officiellement les présidents des associations nouvellement élues, et ajoute :

 

Présidents, Anciens Présidents, Présidents et Membres d’honneur, bienvenue dans la belle ville de Vienne. Je voudrais également souhaiter la bienvenue aux représentants de la Russie et de la Chine. M. Yu Hua Gang est le président de l’association de la librairie ancienne de la République Populaire de Chine. Il est accompagné de M. Peng Zhen Yao, Madame Zhao Lin, Madame Liu Yan Zhi. L’association des vendeurs et collectionneurs de livres anciens de Russie a été formée en 2009. Elle est représentée à Vienne par son président, M. Alexey Lukashin, et son secrétaire, M. Sergey Vengerov qui a malheureusement dû rentrer hier en Russie. Ils sont ici en tant qu’observateurs et j’aimerais les remercier d’être venus.

Certains d’entre vous ont déjà assisté à des réunions semblables dans le passé et connaissent leur fonctionnement. Pour ceux d’entre vous pour qui c’est la première fois, j’aimerais particulièrement vous souhaiter la bienvenue et j’espère que j’aurai le plaisir d’écouter vos commentaires. Il faut toujours se rappeler que le comité de la LILA n’existe que pour servir les associations nationales que vous représentez, je vous prie donc : ne soyez pas timides ! Ces quelques jour, nous avons appris à mieux nous connaître et mieux comprendre le fonctionnement de la Ligue. J’espère que vous découvrirez comment nous pouvons coopérer pour améliorer nos affaires.

Pour finir, je voudrais remercier notre fort généreux hôte, l’association autrichienne et  son remarquable président, Norbert Donhofer, qui a oeuvré sans relâche pour le succès de cette réunion. C’est la troisième fois en quelques années que nous avons été accueilli dans ce superbe pays, et je voudrais rendre hommage à nos amis autrichiens pour leur superbe hospitalité.

 

2. Présence, excuses, procurations, vérification du quorum, désignation des scrutateurs

 

Présence

 

a) Comité & autres

 

Adrian Harrington, Président

Arnoud Gerits, Vice Président

Poul Jan Poulsen, Trésorier

Paul Feain, Secrétaire Général

Tom Congalton

Norbert Donhofer

Tsukasa Maeda

Nevine Marchiset, Secrétaire exécutive

Michael Steinbach, Président sortant

Alain Nicolas, Président d’honneur

Bob Fleck, Président d’honneur

Mitsuo Nitta, Membre d’honneur

Barbara Werner, éditrice du site internet

Mariko Yoshida-Karlhuber, traductrice japonaise

 

Observateurs

 

Délégation chinoise

M. Yu Hua Gang

M. Peng Zhen Yao

Ms. Zhao Lin

Ms. Liu Yan Zhi

 

Délégation russe

M. Alexey Lukashin

 

b) Associations nationales

 

- ANZAAB, Peter Tinslay (1 voix)

- VAO, Michael Stultzman (1 voix)

- CLAM, Eric Speeckaert (1 voix)

- ABAC, Eric Waschke (1 voix)

- ABF, Maria Girsel (1 voix)

- VDA, Eberhard Kostler (2 voix)

- ALAI, Umberto Pregliasco (1 voix)

- ABAJ, M. Sakai (1 voix)

- NVvA, Ton Kok (1 voix)

- AILA, Fernando Gonzalo Pontes (1 voix)

- ABAA, Stuart Bennett (2 voix)

- NABF, Vidar Wangsmo (1 voix)

 

Sous-total : 14 voix

 

Absence

 

Ulrich Hobbeling, membre du comité, excusé

Kay Craddock, Président d’honneur, excusée

Anton Gerits, Président d’honneur, excusé

Keith Fletcher, Membre d’honneur, excusé

Ana Maria Bocayuva de Miranda Jordao (ABLA), excusée

Tamas Madera (SACR), excusé

Timo Surojegin (SAY), excusé

Frédéric Castaing (SLAM), excusé

Alan Shelley (ABA), excusé

Sun-Kyun Kim (ABAK)

Sigbjorn Ryo (SVAF), excusé

Alain Moirandat (VEBUKU), excusé

 

Procurations

 

Frédéric Castaing (SLAM) a donné procuration à Alain Nicolas (2 voix)

Alain Moirandat (VEBUKU) a donné procuration à Marcus Benz (1 voix)

Alan Shelley (ABA) a donné procuration à Eric Waschke (2 voix)

Timo Surojegin (SAY) a donné procuration à Vidar Wangsmo (1 voix)

Sigbjorn Ryo (SVAF) a donné procuration à Vidar Wangsmo (1 voix)

 

Sous-total : 7 voix

 

Nombre total de voix : 14 + 7 = 21 voix

 

Le quorum est atteint, l’assemblée peu valablement délibérer, une proposition sera adoptée si elle atteint 11 voix.

Michael Steinbach et Bob Fleck sont nommés scrutateurs.

 

Adrian Harrington lit le message suivant envoyé par Alan Shelley, président de l’ABA :

Cher Président,

Je vous ai déjà dit que je suis hélas dans l’impossibilité d’assister à l’assemblée générale à Vienne. Cela fait 70 ans que mes parents ont quitté Vienne pour l’Angleterre, et cela m’aurait rempli de joie de revoir cette si belle ville en tant que président de l’ABA. Je connais un peu Vienne et à la lecture du programme élaboré par Norbert, je suis certain que tous les présidents et le comité de la Ligue vont passer un merveilleux moment.

Par l’intermédiaire de ce message, je tiens à vous souhaiter mes meilleurs vœux pour la réussite de votre réunion, dont j’espère avoir des nouvelles bientôt.

Alan

 

Adrian rappelle à l’assemblée que la Chine et la Russie n’ont pas le droit de vote puisque la réunion concerne l’année ayant débuté le 1er juillet 2008 et s’étant achevée le 30 juin 2009. Elles pourront voter à l’assemblée de l’année prochaine.

Il rappelle également que le vote se fait à main levée, il demande à ceux qui ont reçu une procuration ou qui ont droit à 2 voix de lever 2 mains en l’air. Il explique aux observateurs que les associations qui ont plus de 150 membres ont droit à 2 voix.

 

3. In Memoriam

 

La liste suivante est lue :

 

VAO (Autriche)

Hans-Dieter Paulusch (1941-2008), Vice-Président du Verband der Antiquare Österreichs de 1985 à 2000, Président du Verband de 2000 à 2003, est décédé après une courte maladie.

 

ABA (UK)

Claire Bloodworth, jeune libraire, épouse et mère; fille de Christopher Arden, libraire de l’ABA

Paul Breman, libraire de Londres et membre de l’ABA entre 1968 et 1988

Martin Dyke, employé cadre chez Henry Sotheran Ltd.

Monica Lawson, épouse de John Lawson, président d’honneur de la LILA

Lord Parmoor, ex-président de Bernard Quaritch Ltd.

Alan Rankin, libraire d’Edinbourg et ancien member de l’ABA

 

ABAA (USA)

Irving Zucker de New York

James Lorson de California.

 

VEBUKU (Suisse)

Louis Vuille d’Yverdon

 

SLAM (France)

Léonce Laget, décédé le 18 August 2009, à l’âge de 88 ans

 

ABAJ (Japon)

Kenichiro Nakao, président de Nakao Shousendo Shoten, est décédé en juillet âgé de 86 ans. M. Kenichiro Nakao était un des fondateurs de l’ABAJ et en était un membre reconnu.

 

AILA (Italie)

Cesare Birocco de la Libreria Bourlot.

 

Une minute de silence, debout, est observée.

 

4. Approbation du procès-verbal de Madrid, Septembre 2008

 

Stuart Bennett propose l’approbation du procès-verbal de l’assemblée générale ordinaire tenue en septembre 2008 à Madrid, il est secondé par Umberto Pregliasco.

 

Pour : 21

Contre : 0

Abstentions : 0

 

La résolution est adoptée à l’unanimité.

 

5. Rapport du Président

Adrian Harrington donne lecture de son rapport :

 

J’ai l’impression d’avoir été élu hier Président de la Ligue et pourtant  cette année a été très remplie, surtout par les questions touchant à l’internet. A Madrid, notre webmestre Jelle Samshuijzen nous a remis sa démission, et j’ai eu l’impression d’avoir hérité d’un cadeau empoisonné ! Nous avons dès lors décidé de profiter de la situation pour réévaluer exactement nos besoins. Vous verrez tout à l’heure l’excellent rapport de Tom Congalton concernant la question. Je voudrais y ajouter simplement que nous avons pris le dossier à bras le corps et nous sommes persuadés que le nouveau site contribuera à renforcer le trafic entre les clients et les libraires, sans l’intervention d’un tiers. Le contenu et l’utilité du site seront améliorés grâce aux excellents efforts de Barbara Werner. La technologie sera ce qui se fait de mieux, grâce au travail de Marc Simon et de son entreprise Neteor. Et cela ne coûtera rien à nos affiliés !

Après le lancement le 1er décembre, nous continuerons à développer les idées que cette année de discussions et de débats ont générées. Je sais que certains d’entre vous croient que nous aurions dû demander à Jelle de rester ou que nous aurions dû continuer avec une base de données interne au site. Nous avons été approchés par plusieurs personnes, mais tous leurs projets demandaient une contribution financière à nos libraires et à la Ligue, sans aucune garantie réelle de succès. Ce que nous avons désormais est l’opportunité que le site représente réellement la Ligue. Nous devrions réussir à faire en sorte que plus de 1000 libraires aient leurs livres recherchés là où notre site actuel n’en compte que 550, ce qui veut dire que le nouveau site sera bien plus représentatif. Pour ceux dont les livres figurent sur des sites qui ne seront pas, pour l’instant, balayés par le moteur de recherche, nous avons suggéré trois solutions y compris une fournie par Rockingstone, à qui nous avons donné l’autorisation de continuer avec sa base de données et de l’intituler « ilabdatabase.com ». Cela fut fait en partie pour répondre à des demandes de nos affiliés. Ceux qui souhaitent une alternative moins onéreuse pourront envisager les deux autres solutions. Dans le passé, il y a eu confusion pour savoir qui devait promouvoir le site. Rockingstone encaissait l’argent mais les libraires blâmaient la Ligue si leurs ventes n’étaient pas satisfaisantes. Nous étions parvenus à trouver des solutions à l’amiable avec Rockingstone pour partager la charge financière de la publicité, mais cet aspect des choses n’a jamais vraiment été structuré. Désormais, les responsabilités sont formellement délimitées et nous disposons d’une superbe plateforme avec laquelle nous pourrons aller de l’avant.

Le reste du travail du comité s’est poursuivi durant l’année. Généralement, nous avons chacun à faire face en moyenne à 10 ou 20 courriels quotidiens concernant la LILA. Tous les membres du comité travaillent assidûment et font attention à tout le travail qui est fait et qui reste à faire. Je suis sûr que cela ne les dérangera pas si je souligne ce que certains d’entre eux ont accompli depuis Madrid. Notre secrétaire chargé de la sécurité, Paul Feain, dont vous verrez aussi le rapport, a été actif sur plus d’un front. Avec Mitsuo Nitta, il a été le promoteur de la foire de Hong Kong et de la demande d’adhésion de la Chine à la Ligue. Ulrich Hobbeling a organisé notre réunion du comité en mars 2009 à Barcelone. C’est lors de cette réunion que nous avons affiné nos plans et nos idées pour l’avenir du site internet. Poul Poulsen, notre fidèle et efficace trésorier, a continué à surveiller avec fermeté nos finances, et nous le remercions tout particulièrement concernant le placement des fonds donnés par la Fondation Breslauer pour le Prix de Bibliographie. A une époque où le monde de la finance était en train de s’écrouler, Poul a réussi à investir les fonds à 7% ! J’imagine qu’un bon nombre de pays aimeraient l’avoir en charge de leurs finances au lieu des ministres actuels ! Bravo Poul. Norbert Donhofer a organisé cette extraordinaire réunion des présidents en même temps que le congrès des Bibliophiles à Vienne. Il est difficile d’imaginer la charge de travail que cette double organisation a dû lui occasionner. C’est la première fois que les Bibliophiles et les présidents se rejoignent de la sorte et nous devons remercier Norbert pour cela. De plus, il a aussi accompagné Eric Waschke et moi-même à Moscou. Eric a beaucoup oeuvré pour aider à mettre sur pied l’association russe, et lorgne désormais du côté de l’Amérique Latine ! Tom Congalton dirige notre sous-comité responsable de l’internet et il est vrai que nous lui devons beaucoup, ainsi qu’à son précieux collègue, Dan Gregory. Jim Hinck de ViaLibri a travaillé avec eux. Jim construit notre méta moteur de recherche gratuitement ! Chose rare dans le monde cupide qui est le nôtre. Au printemps, nous avons nommé Barbara Werner pour être la rédactrice du site. Elle s’y est mis avec énergie et dévouement et vous verrez le résultat de son travail lors du lancement du site. Notre Secrétaire du Prix de Bibliographie, Arnoud Gerits, a beaucoup travaillé avec son jury, et ce en plein déménagement ! Le jury a achevé ses délibérations et Arnoud nous lira son rapport tout à l’heure. Tsukasa Maeda est notre membre japonais et ses contributions sont toujours écoutées avec intérêt. Il a même réussi à assister  à une réunion à Londres du sous-comité internet où ses commentaires et opinions ont été bien reçus, grâce aux excellentes traductions de Mademoiselle Kumiko Toda. Et pour finir, j’en arrive à Névine Marchiset : les précédents présidents lui ont toujours rendu hommage pour son travail acharné et efficace, j’en comprends aujourd’hui la raison. Sans son souci constant et intelligent porté aux détails ainsi que sa compréhension plus large de la nature de la Ligue, celle-ci serait une organisation différente, moins efficace. J’aimerais dire un grand merci à tous les membres talentueux du comité.

Depuis quelque temps, la LILA a développé des liens plus étroits avec la CINOA (Confédération Internationale des Négociants en Oeuvres d’Art). En décembre 2008,  Nevine et moi avons eu une réunion avec Bo Knutsson, alors président de la CINOA, et Erika Bochereau, la secrétaire de l’organisation. Nous avons décidé qu’une relation plus formelle entre les deux associations serait d’un bénéfice mutuel. En juin de cette année, lors de son assemblée générale, la CINOA a accepté que la Ligue les rejoigne en tant que membre associé. Nous allons voter cette proposition tout à l’heure. La CINOA a également, lors de son assemblée, porté Jan De Maere à sa présidence. Nos deux associations ont beaucoup en commun et dans un monde où la bureaucratie est en augmentation, l’alliance de nos deux forces est nécessaire.

Nous faisons donc face à ce qui semble être  un avenir radieux, en dépit du fait que nous vivons dans un monde dont la norme sera bientôt le livre électronique, la navigation satellite en lieu et place des atlas, et où les incertitudes financières rendent les affaires plus difficiles que jamais. Des fondations solides sont établies et la Ligue semble être capable de relever les défis. C’est un honneur d’être le président d’une telle organisation.

 

Peter Tinslay propose l’approbation du rapport, il est secondé par Eric Waschke.

 

Pour : 21

Contre : 0

Abstentions : 0

 

Le rapport du président est approuvé à l’unanimité.

 

6. Rapport du Secrétaire Général

 

Paul Feain fait la déclaration suivante :

 

La tâche du Secrétaire Général est très ardue. Elle consiste à remercier et à féliciter souvent la Secrétaire Exécutive. Merci Nevine .

 

7. Rapport du responsable de la sécurité ; base de données des livres volés

 

a.                Rapport

b.               Mise à jour concernant la proposition de l’ABA visant à nommer un sous-comité, et les     recommandations de celui-ci.

 

Paul Feain donne lecture du rapport :

 

Cette année a vu passer le nombre habituel de signalements de vols. J’ai envoyé des courriels sur la messagerie d’alerte quasiment chaque semaine, parfois même plusieurs fois par semaine.

La plupart des membres n’ajoutent pas les livres qui leur sont volés dans la base de données des livres volés, même si parfois j’écris au libraire pour en signaler l’existence. Je crois que cela est dû à l’apathie des libraires.

La base de données de livres volés contient à ce jour 1492 livres, soit une augmentation de 52 ouvrages ces derniers six mois.

J’ai échangé quelques courriels avec Tim Bryars à propos de cette base.

L’ABA a présenté un rapport - vous en trouverez un exemplaire ci-joint.

Je suis en accord avec la plupart des arguments.

Je cite :

« L’intention est de faire du site de la LILA le site le plus complet pour les livres et documents volés, et le premier site où iraient les gens concernés ».

La suggestion est que la base de données des livres volés soit accessible par un méta-moteur qui accèderait également au site du PBFA, à celui des marchands de cartes, les sites individuels des libraires de la LILA (l’association italienne possède une base de données de livres volés qui contient des milliers de titres et elle remonte à plusieurs années). L’IFLA (La Fédération Internationale d’associations de bibliothécaires et d’institutions) possède aussi une longue liste des ouvrages qui ont été volés dans les bibliothèques depuis de nombreuses années, et j’ai eu plusieurs discussions avec les responsables pour une collaboration. Je suis certain qu’il existe d’autres organismes avec lesquels nous pouvons coopérer.

L’ABAA a récemment rejoint un comité qui comprend l’Association des Bibliothèques Américaines et quelques agences de sécurité pour discuter des manières de combattre le vol. En bref, ce comité cherche à voir s’il leur serait possible d’utiliser la base bibliographique du WorldCat comme plateforme. J’attends de leurs nouvelles.

La CINOA peut aussi montrer un intérêt pour la chose et vouloir collaborer.

La LILA doit prendre une décision concernant le fonctionnement de cette base de données de livres volés. Est-ce qu’on la maintient avec Rockingstone ou ailleurs ? Peu importe où, elle a besoin d’un webmestre pour fonctionner. Le membre du comité qui en est responsable (comme moi) peut en être le modérateur.

L’ABA propose que la base soit autogérée, ce qu’elle est presque actuellement. Les membres individuels rentrent les données du livre volé et le modérateur l’approuve.

Les problèmes peuvent arriver lorsque des non libraires - comme les agences de sécurité - veulent faire une saisie. Il faut que la description soit précise et professionnelle. Or les saisies faites par des policiers tendent à être inutilisables. Par exemple, ils nous ont déjà soumis des descriptions telles que « une édition du XIXe siècle des oeuvres de Shakespeare a été volée dans une maison... »

L’ABA recommande aussi que des photographies soient téléchargées, et cela devient essentiel. La technologie est simple et nous devons nous y mettre.

Je crois qu’il est nécessaire qu’un modérateur ait la capacité de retirer les ouvrages retrouvés, sur demande des parties concernées.

Je crois que nous devons faire connaître le plus possible l’existence de notre base de données de livres volés, et nous devons inviter les bibliothécaires, les collectionneurs, les antiquaires, les compagnies d’assurance, les libraires non affiliés à la LILA, des agences de sécurité, les salles de vente, etc. à l’utiliser.

Je recommande à la LILA de procéder à la création d’un sous-comité responsable de la sécurité, et qu’elle me nomme (ou toute autre personne responsable de la sécurité au sein du comité), Tim Bryars (ABA), Ken Karmiole (ABAA) et deux autres personnes , afin de continuer à mettre en oeuvre ce projet.

 

Avant de continuer, Adrian Harrington rappelle aux nouveaux membres l’existence des deux langues officielles de la Ligue. Il s’assure qu’Alain Nicolas et Eric Speeckaert ont en main la traduction française des rapports divers.

Puis, il explique l’importance de la base de données de livres volés. Paul demande si certains des délégués présents voudraient faire partie du sous-comité en charge de la sécurité. Adrian ajoute que nous recherchons quelqu’un de travailleur. Il n’est pas nécessaire de trouver quelqu’un de suite, mais si un nom venait à l’esprit des présidents, merci d’en aviser Paul. En attendant, ce dernier continue d’essayer de former son comité.

 

       c. Proposition du Comité

 

Que la consultation de la base de données de livres volés soit accessible au public

 

Le comité souhaite permettre au public d’accéder aux informations relatives aux livres volés. La base ne serait donc plus située dans la section du site accessible aux seuls affiliés. Toutefois, la saisie d’informations relatives aux vols serait limitée aux affiliés ainsi qu’à certains organismes autorisés par le responsable de la sécurité.

 

Umberto Pregliasco seconde la proposition.

 

Adrian Harrington explique que cette demande soulevait autrefois une controverse. Certains croyaient que cela donnerait aux voleurs une longueur d’avance. Or, notre principal but est de mettre fin aux vols de livres. Si les voleurs savent que peu après avoir dérobé un livre, celui-ci sera signalé dans le monde entier, ils iront commettre leurs méfaits ailleurs, ou pas du tout.

Ton Kok pense que c’est une mauvaise et dangereuse idée, car cela permettra aux voleurs de tout savoir.

Umberto Pregliasco est en faveur de la proposition. Le site italien dispose d’une liste de livres volés, il serait trop compliqué de la rajouter à la base du site de la LILA, mais elle a toujours été accessible au public. C’est grâce à cette accessibilité que l’AILA a put montrer sa bonne foi auprès des Carabinieri, ce qui lui a permis d’établir avec eux une relation de confiance. Adrian Harrington ajoute que l’ABA ne compte que 200 membres là où le PBFA en compte plus de 700. De plus, il existe un certain nombre de libraires qui ne sont membres d’aucune association. Ebay et les vide-greniers sont devenus les délices des voleurs ! Si seuls les affiliés de la LILA sont mis au courant d’un vol, ils n’auront très peu de chances de récupérer le bien volé. L’intention derrière cette proposition est d’empêcher le recel. Ton Kok est en accord sur ce point, mais dit qu’il y a une différence entre le public et les libraires qui sont membres d’autres organisations. En Hollande, par exemple, la police n’est pas du tout intéressée d’aider les libraires. Adrian lui répond que l’apathie de la police est un problème universel. Cependant, l’accessibilité du site permettra de dire haut et fort que les libraires sont non seulement de bonne foi, mais qu’ils font preuve de diligence. La plupart des voleurs de livres sont des opportunistes et pas des gangs organisés.

Alain Nicolas dit que le comité a raison de vouloir rendre cette base accessible au public, il ne comprend pas les raisons derrière l’opposition de Ton Kok. Il demande aussi qui sont les organismes déjà accrédités à faire de la saisie sur ce site ?

Paul Feain lui répond que ces organismes sont des bibliothèques institutionnelles ou des associations approuvées par l’association nationale concernée.

Stuart Bennett rappelle qu’il faut faire très attention avant de divulguer au public certains vols. Si, par exemple, un livre est déclaré volé dans le cadre d’une dispute familiale ou par vengeance, il y a un risque de problèmes pour la Ligue. Aux USA, cela pourrait même se terminer devant un tribunal. Il nous faut mettre en œuvre une grande circonspection en autorisant les rapports de vols provenant de l’extérieur de la Ligue.

Paul répond que cela est vrai. Peut-être pouvons-nous demander à l’association nationale son avis avant de saisir les données dans le site. Stuart Bennett répète que son souci concerne les rapports provenant de particuliers. Une possibilité serait de spécifier : « le vol a été rapporté par X ou Y », afin de faire reposer la responsabilité morale sur X ou Y.

Peter Tinslay déclare que lorsqu’un particulier vient le voir pour lui demander d’informer la Ligue du vol d’un livre, il lui demande d’abord si le vol a été déclaré à la police de manière à pouvoir saisir l’information avec le numéro du rapport de police. On peut s’accorder pour ne saisir que les vols de particuliers qui auront été signalés à la police.

Gonzalo Pontes mentionne l’existence du Art Loss Register, et suggère qu’il serait sans doute intéressant pour la Ligue d’étudier les possibilités de collaboration.

Adrian Harrington répond qu’il a déjà eu à faire au Art Loss Register il y a quelques années, ils sont en effet très efficaces. Cependant, il avait rencontré un gros problème : un tableau de Titien est unique. Une première édition de Winnie le Pooh passe aux enchères chaque semaine. Comment pouvons-nous filtrer l’information que nous leur communiquerions ? Peut-être pourrions-nous leur communiquer que les vols d’ouvrages vraiment rares ou facilement identifiables.

Il est décidé de remplacer dans la future base de données de livres volés le mot « contact » par le mot « rapporté par ».

Ton Kok demande à répondre à Alain Nicolas. Il explique que dans certains cas qu’il connaît, la récupération des livres volés n’avait été possible que parce que l’annonce du vol n’avait pas été publiée. Adrian Harrington répond que chaque association nationale, lorsqu’elle est mise au courant d’un vol, peut décider de rendre l’information publique ou pas, en fonction des conseils donnés par la police. Peut-être pouvons-nous envisager de limiter l’accès à certaines pages. Peut-être le nouveau site pourra-t-il donc avoir des pages publiques et d’autres pas.

Bob Fleck ajoute qu’il aimerait connaître l’avis des compagnies d’assurance ? Baisseraient-elles les primes si elles connaissaient l’existence de la base de données de livres volés et son accessibilité au public ?

Adrian Harrington répond que la compagnie d’assurance Richard Thompson sera notifiée de la diligence que nous appliquons. Il ajoute que la promotion de notre base de données montre aux autorités que la LILA fait preuve de bonne foi et de diligence et que cela est excellent. Il donne l’exemple de l’Afrique du Sud où le gouvernement veut désormais contrôler les achats et les ventes des libraires.

Il n’y a plus d’autres questions, on procède donc au vote.

 

Pour : 20

Contre : 1 (Ton Kok)

Abstention : 0

 

La proposition est adoptée.

 

8. Rapport du Trésorier

 

Poul Poulsen donne lecture du rapport suivant :

 

J’espère que vous avez tous reçu la balance des comptes 2008/2009 que j’ai posté à tous les présidents en août. Il me reste quelques exemplaires s’il vous en manque.

Permettez-moi de commencer par vous rappeler que les comptes sont en couronnes danoises, je vous renvoie aux pages 11 à 14. Les montants convertis en Euros (pages 1 à 4) et en Dollars (pages 5 à 8) sont arrondis, le taux de change est indiqué en haut de chaque colonne.

Les chiffres de la première colonne sont ceux de cette année, ceux de la seconde colonne sont ceux de la balance des comptes de l’an passé et dans la troisième colonne sont indiquées les sommes figurant au budget prévisionnel voté à Madrid en 2008.

L’an passé, la balance montrait un résultat positif de 20.000 € et je suis bien sûr ravi de vous dire que le résultat de cette année est également positif, d’un peu plus de 17.000 € (un peu plus de 24.000 $). Je ne peux que redire ma satisfaction des résultats de cette année et affirmer que la situation financière de la Ligue est saine est sûre.

Je vais maintenant commenter certains chiffres. Si nous étudions d’abord nos revenus, vous remarquerez que les cotisations ont rapporté un peu plus de 47.000 €, un peu plus que prévu, mais une des raisons en est que le dollar vaut environ 10% de plus cette année. La cotisation 2009 est basée sur un montant de 33$ par affilié. Les montants par pays sont page 9. J’aimerais rappeler à nos membres que, selon nos statuts, les cotisations doivent être réglées au plus tard dans les soixante jours après envoi de la facture. Un nombre bien trop grand de nos membres semblent l’oublier.

La taxe des diverses foires autour du monde a rapporté près de 50.000 €. Reportez-vous à la page 10 pour voir les détails par pays. J’aimerais encore répéter ce que je ne fais de répéter depuis 18 ans que je suis trésorier – Chers Présidents, je vous prie de rappeler à votre comité de foire de me faire parvenir la taxe dès que la foire est finie, car selon nos statuts elle doit être réglée au plus tard 120 jours après la fin de la foire. Je vous remercie de votre coopération en la matière.

Je note avec satisfaction que cette année, nos actions et obligations ont réalisé un profit d’environ 7.800 € par rapport à leur valeur, et les intérêts nous ont rapporté 4.367 €.

Venons-en aux dépenses :

LILA/ILAB.org nous coûte environ 18.000 € (un peu plus de 25.000$), et cela comprend : les honoraires annuels de maintenance du site, de la base des libraires et de la base de données de livres volés.

Nous avons dépensé environ 10.000 € (14.000$) pour couvrir les frais de voyage des membres du Comité.

Sur le plan administratif, nous avons dépensé 11.200 € (15.800$), et cela couvre entre autres les coûts de location des salles de réunion, les dépenses de traduction et d’interprétariat, notre notaire suisse, les honoraires de notre comptable, l’impression de nouveau papier à lettres, les déjeuners et dîners, les frais de port particulièrement ceux de l’envoi du Répertoire, ainsi que d’autres petites dépenses.

Nous avons consacré 8.300€ en publicité et promotion (11.700$) et cela recouvre entre autres les dépenses d’impression de bloc-notes, de crayons, d’affiches, le Congrès de Madrid et notre participation à l’assemblée générale de la CINOA.

L’allocation annuelle du Président, du Secrétaire Général et du Trésorier, ainsi que les indemnités journalières des membres du Comite, du président sortant et la secrétaire, soit en tout 10 personnes, s’élèvent à 12.675€ (près de 18.000$) pour les réunions de Madrid et de Barcelone.

Notre secrétaire nous a coûté cette année un peu plus de 21.000€, une somme modeste pour beaucoup de travail.

La Lettre d’information nous a coûté près de 6.000€.

Et finalement, nous avons dépensé de l’argent en frais bancaires, frais postaux, téléphone et sur les cartes d’identification.

 

FONDS DU PRIX DE BIBLIOGRAPHIE LILA-BRESLAUER

 

Ce compte-ci montre aussi un résultat positif d’environ 80.000 €.

La raison de ce joli résultat est bien sûr que nous avons reçu la donation de la Fondation Breslauer, que j’avais déjà mentionné dans mon rapport de l’an passé, à savoir 108.000$ - et de plus nous avons également reçu un don anonyme et d’autres dons du Japon.

Nous avons reçu un peu plus de 4.000 € d’intérêts.

Du côté des dépenses, nous avons eu à payer 174 € de frais bancaires.

Nous sommes donc bien équipés pour offrir 10.000$ au(x) lauréat(s) du Prix de Bibliographie LILA-Breslauer lors du Congrès de Bologne en 2010, et ce sera une première sous ce nouveau nom.

 

Poul est remercié.

Maria Girsel propose l’approbation du rapport, elle est secondée par Eric Waschke.

Umberto Pregliasco remarque que le montant indiqué provenant de la foire italienne semble avoir un taux de change curieux entre l’euro et le dollar. Adrian lui explique que les sommes transférées sont automatiquement converties en couronnes danoises par la banque, Poul vérifiera le taux qu’il a utilisé lors des conversions.

Bob Fleck explique que les dépenses concernant ILAB.com sont faibles à cause de l’époque de l’année où le payement a été effectué. Le trésorier explique, en effet, que les sommes reçues ou payées après le 1er juillet sont imputées sur l’année suivante.

Le rapport ne suscite pas d’autres questions.

Le président remercie le trésorier et le félicite d’avoir réussi à maintenir la barre en ces temps difficiles.

 

L’assemblée procède au vote.

 

Pour : 21

Contre : 0

Abstentions : 0

 

Le rapport est approuvé.

 

9. Rapport sur le Prix de Bibliographie LILA-Breslauer

 

Mituso Nitta, président du Prix, prend la parole pour remercier le jury, composé de Jean-Marc Chatelain, David Adams, Felix de Marez-Oyens, Arnoud Gerits, Poul Poulsen et lui-même. 52 ouvrages ont été examinés. Il répète que le Prix doit être une des activités essentielles de la Ligue et que nous avons la responsabilité de le perpétuer et de le promouvoir, autant que faire se peut. Notre soutien est essentiel. Il remercie Bob Fleck d’avoir initié les pourparlers avec la Fondation Breslauer, et Michael Steinbach qui les a continués. Il prie les associations nationales de demander aux éditeurs et auteurs de leur pays de soumettre des livres à ce Prix.

 

Arnoud Gerits, secrétaire du Prix, remercie Mitsuo Nitta et donne lecture du rapport suivant :

 

Cher Comité, Chers Présidents,

C’est avec grand plaisir que je débute mon rapport en vous annonçant que le jury s’est réuni les jeudi et vendredi de la semaine passée à Amsterdam. Le jury est composé de M. Felix de Marez Oyens, consultant et collectionneur de bibliographies, du Professeur David Adams de l’université de Manchester et auteur, entre autres, d’une bibliographie en deux volumes sur Diderot, de M. Jean-Marc Chatelain de la Bibliothèque Nationale de France, de M. Mitusuo Nitta, M. Poul Poulsen et moi-même. Ma tâche devant vous aujourd’hui consiste avant toute chose à remercier les membres du jury pour leur excellent travail, le temps qu’ils y ont consacré, leur investissement intellectuel, leur honnêteté et surtout, leur labeur ardu et consciencieux. Ces deux journées que nous avons consacrées aux livres concourant pour le Prix ont été épuisantes mais très satisfaisantes.

Je suis en mesure de vous faire part de quelques éléments : 52 livres ont été soumis, le jury pense que leur qualité était remarquable. Un grand nombre de sujets étaient représentés : des bibliographies concernant des personnes, des fontes, différents genres de livres, des auteurs, des presses ou imprimeries, des graveurs et illustrateurs, des cartes ou des graphes, des lieux géographiques, des bibliothèques, des reliures, des sujets religieux, l’histoire du livre et de l’imprimerie, plusieurs excellentes et très intéressantes études sur des récits concernant des éditeurs, et un grand nombre de ces livres étaient finement illustrés et superbement édités. Nous avons été heureux et honorés de pouvoir voir, étudier et discuter de livres provenant de la Chine, du Japon et de Russie, ce qui nous semble être une première. Les bibliographies russes ont même été soumises en CD-ROM et pour la première fois un jury a consulté un livre sur un ordinateur portable ! Nous ne pouvons pas vous dire à quel point nous fûmes enchantés d’être entourés pendant deux jours avec tant de livres exécutés avant qualité, intellectuellement stimulants et bibliographiquement intéressants. Nous étions au centre d’un groupe de livres produits par des gens qui ont souvent travaillé ou collectionné pendant un grand nombre d’années (et dans certains cas travaillé ET collectionné pendant des années), qui maîtrisent leur sujet sur le bout des doigts et qui lui ont consacré du temps, de l’argent, de la curiosité intellectuelle et beaucoup d’amour. Ce fut un honneur et un grand plaisir de dévouer deux pleines journées de travail à discuter de tous ces livres et d’expérimenter comment chacun d’entre eux, de par sa qualité, a été pleinement capable de défendre son droit à prétendre au Prix !

Pardonnez-moi de ne pouvoir encore vous divulguer le résultat de nos délibérations : nous venons tout juste de finir notre réunion (ce vendredi passé), je n’ai encore eu le temps ni d’écrire le rapport du jury, ni d’informer les lauréats, ni de remercier les auteurs qui ont pris la peine de nous envoyer leur oeuvre, ni de remercier les membres du jury pour leur excellent et dur labeur (il s’agissait bien de labeur, les contributions aux discussions furent excellentes, et particulièrement les contributions des trois « savants » si vous me permettez d’utiliser ce mot, furent brillantes) et je n’ai pas eu non plus le temps de préparer un communiqué de presse à propos de ce Prix. Dès que tout cela aura été planifié, un moment approprié sera trouvé pour vous divulguer le nom du lauréat ainsi que d’autres détails.

Concernant ce Prix j’ai les commentaires suivants à faire : à moment donné, je vais expédier les livres en Italie où ils seront exposés lors de notre Congrès (désolé, Umberto, de rajouter une tâche à ton programme de travail déjà chargé) ; nous chercherons à obtenir le plus de publicité possible autour de l’annonce du lauréat, même en dehors de notre métier. Grâce à la donation généreuse de la Fondation Breslauer, le Prix n’est plus seulement bien nanti mais il nous permet même de considérer l’octroi de deuxièmes prix et de promouvoir le prix et le lauréat autant que faire se peut.

Le lauréat sera invité à notre congrès l’an prochain en Italie où le Prix lui sera décerné, et il lui sera demandé de préparer une conférence : après tout, c’est bien lors d’une réunion de libraires rassemblés en un seul endroit que l’on peut trouver une audience susceptible d’être intéressée par le genre de livres que nous avons étudiés la semaine passée !

Dès que notre nouveau site sera fonctionnel, j’y ajouterai la liste des livres qui ont participé à cette édition dans la section « Prix de Bibliographie », je publierai également la liste des anciens lauréats, et nous annoncerons bien sûr que la compétition pour la 16e édition est ouverte. Dès que les lauréats auront été prévenus, et que d’autres formalités auront été remplies, nous ajouterons bien sûr leur nom au site en même temps, j’imagine, que le rapport du jury.

J’aimerais finir avec les remarques suivantes : si vous me le permettez, j’assumerai à nouveau avec grand plaisir le secrétariat du Prix. J’ai beaucoup apprécié les réunions et les livres, j’ai beaucoup appris des autres membres du jury, la bibliographie est un des aspects les plus essentiels de notre profession, et le plaisir de discuter de ces livres est  une tentation à laquelle il est difficile de résister.

Toutefois, sans mes confrères, sans leur soutien, sans la promotion de ce Prix, sans encourager les auteurs (ou encourager ceux qui aimeraient produire une étude bibliographique), sans encourager les collectionneurs et les éditeurs à soumettre des livres à cette compétition, il n’y aura pas de Prix. Ce Prix, in fine, ne dépend pas de quelques volontaires prêts à participer à un jury ou d’une Fondation prête à soutenir financièrement le Prix avec  une généreuse donation : il dépend de nous et de notre capacité à encourager des gens à produire des bibliographies et à  à nous les soumettre pour le Prix. Tout ce que je peux dire sur les livres et sur les membres du jury ne servirait à rien sans les livres. Et c’est cela que je vous demande, vous autres Présidents ici présents, je vous demande de promouvoir ce Prix au sein de votre association, encouragez vos membres à le promouvoir, aidez-nous à obtenir le plus de publicité possible. Pas en me disant ce que je peux faire : j’ai suffisamment de travail ainsi. Faites la promotion du Prix auprès de vos membres. Si vous connaissez un journaliste qui peut être intéressé : demandez-lui de m’adresser un courriel ou à un autre membre du jury. Connaissez-vous un auteur ? Encouragez-le. Un éditeur pense-t-il que la bibliographie ne représente aucun intérêt ? Parlez-lui du prix de 10.000$. Car l’argent, Mesdames et Messieurs, est le nerf de la guerre !

 

Le Président remercie Arnoud Gerits pour un rapport bien rempli. Il encourage les présidents à se rappeler de la demande de soutien.

Umberto Pregliasco demande ce qu’il devra faire l’an prochain avec les livres. Arnoud lui dit qu’il faudrait les exposer lors de la foire du congrès, nous identifierons clairement le lauréat, nous souhaitons inviter les deux gagnants à donner une conférence et à assister au dîner de Gala. Umberto aimerait savoir si la LILA pourrait payer le prix du stand ? Poul lui répond que la LILA peut payer et payera le prix du stand.

Bob Fleck remarque l’importance de ces réunions annuelles. Il y a quelques années, Eric Speeckaert lui avait dit d’aller à la recherche d’un important mécène plutôt que de demander aux libraires de financer le Prix.

Arnoud explique que l’exposition des livres qui ont concouru au Prix, ainsi que la conférence faite par le(s) lauréat(s) serviront à promouvoir le Prix. De plus, il sera possible de prendre des commandes pour les livres exposés.

Adrian Harrington rappelle qu’il est toujours possible de faire des dons et qu’ils serviront une bonne cause. Il remercie Mitsuo Nitta et Arnoud Gerits.

 

10. Lettre d’information

 

Tom Congalton donne lecture de son rapport :

 

Le numéro 61 de la Lettre d’information a largement été préparé par notre nouveau co-éditeur, Névine Marchiset. Ce numéro faisait 32 pages en couleurs, et a été imprimé et distribué en avril/mai 2009. Les coûts d’impression s’élèvent à 3765$ ; les coûts de distribution s’élèvent à 1806,14$ ; coût total : 5571,14$. Un nombre suffisant d’exemplaires a été envoyé à chaque association, soit à son siège social ou chez une personne qui nous a été indiquée.

Nous rencontrons toujours des problèmes de distribution : certaines associations ne diffusent pas la lettre auprès de  leurs membres, et je crois qu’on peut affirmer qu’un pourcentage important de nos affiliés ne la reçoivent pas.

Etant donné ces problèmes, j’étais prêt en venant à cette réunion à recommander que les futures éditions ne soient plus établies qu’au format électronique. Cependant, le sentiment majoritaire du comité a été de poursuivre, au moins une fois par an, la production d’une édition imprimée sur papier.

Nous pensons pouvoir réduire les coûts d’impression considérablement et résoudre les problèmes de distribution en postant directement la lettre aux affiliés. De plus, comme nous l’avons déjà fait dans le passé, nous pouvons fournir la Lettre au format PDF aux associations qui souhaiteraient la traduire dans leur propre langue.

Le numéro 62 sera préparé peu de temps après cette réunion.

 

Adrian Harrington le remercie et explique les raisons pour lesquelles le comité a décidé de faire imprimer un numéro par an au lieu que la Lettre ne devienne exclusivement électronique. Il explique qu’en tant que gardiens de l’imprimé, nous ne pouvons pas abandonner le papier.

Peter Tinslay note que la Lettre a été distribuée en Australie et qu’elle a suscité des commentaires positifs.

Eric Waschke exprime l’importance de la Lettre qui doit continuer à être imprimée sur support papier.

Adrian Harrington rappelle que nous avons également besoin de l’aide des présidents et des affiliés pour les articles.

Umberto Pregliasco dit qu’il peut fournir des articles, mais qu’ils sont en italien ! Névine Marchiset lui dit qu’il existe des traducteurs automatiques, et qu’elle peut ensuite corriger une telle traduction pour que le français ou l’anglais soient ensuite correctement rédigés.

Adrian Harrington encourage les présidents à envoyer des articles, peu importe la langue.

 

11. CINOA (Confédération Internationale des Négociants en Oeuvres d'Art)

 

       Proposition du Comité :

 

Que la LILA devienne un membre associé de la CINOA

 

La LILA et la CINOA sont deux organisations très similaires, et qui partagent les mêmes problèmes, en particulier les réglementations sur l’import et l’export, le droit de suite, les relations avec les lobbies et les administrations, etc. L’intérêt de la CINOA est de représenter, lors des négociations, le plus grand nombre possible de marchands. Certains des affiliés de la LILA sont déjà des affiliés de la CINOA.  Le Comité pense qu’il serait bénéfique de joindre nos forces. Les membres de la CINOA sont des associations telles que nos associations nationales. Chacun de leurs membres paye un droit d’entrée de 2.000 euros, des cotisations annuelles de 500 euros ainsi que 16 euros par affilié. Si un tel scénario était appliqué à la LILA, il nous en coûterait un peu plus de 30.000 euros par an ! C’est pour cela que la CINOA a suggéré et approuvé de nous voir devenir un « membre associé ». Ce statut serait spécifique aux fédérations telles que la nôtre, il inclut un droit de vote à leur assemblée générale annuelle. Cependant, ce statut ne concerne que la LILA en tant qu’organisation, ce qui veut dire que ni nos affiliés ni nos associations ne seraient membres de la CINOA. La cotisation annuelle s’élève à environ 2.600 euros. S’ajouterait à ce coût celui de la participation du Président de la LILA ou d’un membre du comité à leur assemblée générale (voyage, hôtel,, participation au congrès, etc.),

 

Ton Kok seconde la proposition.

 

Nevine Marchiset donne lecture de la lettre envoyée par la CINOA.

 

A : Adrian Harrington, Président de la LILA

Membres du Comité

Délégués de l’Assemblée

 

7 octobre 2009

 

Veuillez accepter nos excuses pour ne pas avoir pu présenter notre position en personne.

La CINOA, fondée en 1935, est la principale organisation ombrelle des principales associations de marchands d’art et d’antiquaires, représentant 5.000 marchands affiliés de 32 associations et 22 pays. Les marchands recouvrent une variété de spécialités, depuis les antiquités jusqu’à l’art contemporain. Le fait d’être membre de la CINOA par le biais d’une association oblige les marchands à adhérer à des standards réputés de qualité et d’expertise.

La CINOA va créer une nouvelle catégorie, appelée Membre Associé, pour les associations, fédérations ou institutions du monde de l’art partageant des buts communs avec la CINOA, qu’ils soient d’ordre législatif ou marchand. Cette catégorie s’appliquera seulement aux organisations importantes et internationales comme la LILA. Cette relation formelle nous aidera mutuellement à bénéficier d’une plus grande représentativité lorsque nous tenterons d’obtenir des autorités de meilleures conditions de travail.

La CINOA et la LILA ont des structures et des objectifs très semblables. Les membres de la CINOA et les marchands affiliés, comme ceux de la LILA, sont confrontés aux mêmes problèmes de réglementations administratives qui rendent difficile la vie de petites entreprises, ainsi que les réglementations en préparation qui rendront leur vie encore plus difficile.

Le conseil d’administration de la CINOA et ses membres ont débattu de l’admission de la LILA lors de l’assemblée générale de Juin 2009. Nous aimerions que la LILA devienne un membre associé, et nous pensons que ce sera positif à la fois pour la LILA et pour la CINOA.

La CINOA amendera ses statuts lors de la prochaine assemblée générale de Juin 2010 pour y inclure la qualité de membre associé. Nous espérons que vous voterez en faveur de cela.

Sincèrement,

Erika Bochereau

Secrétaire Générale

 

Adrian Harrington répète que le Comité soutient cette initiative. De plus, il indique que la CINOA possède un moteur de recherche sur son site, avec un bouton « livres ». Il y a très peu de livres sur leur site. Notre futur méta moteur de recherche pourrait y trouver sa place. C’est un argument que les présidents peuvent prendre en considération !

Vidar Wangsmo demande si cela pourrait faire partie de l’accord. Adrian lui répond que ce n’est pas nécessaire, on nous a déjà dit lors de conversations que cela pourrait se faire à la condition qu’il n’y ait pas de difficultés techniques ou autres. Nous avons une réunion avec le président et la secrétaire le 9 décembre prochain, nous pourrons alors leur montrer le fonctionnement de notre site, y compris le moteur de recherche, et nous pourrons alors en discuter. Leur propre site est également en reconstruction.

Il n’y a pas d’autres commentaires, on procède au vote.

 

Pour : 21

Contre : 0

Abstentions : 0

 

La proposition est adoptée à l’unanimité.

 

La pause déjeuner est observée entre 12h30 et 13h20.

 

12. Congrès et Réunions des Présidents

 

       a. Proposition du Comité

 

Que la LILA contribue financièrement aux coûts d’organisation des réunions de Présidents

 

Tous les deux ans, une réunion des Présidents est organisée sans l’apport financier des frais de participation au congrès. Le Comité pense que ce poids est de plus en plus lourd pour l’association hôte (en fait, les plus petites associations ne peuvent plus se permettre de tels coûts estimés entre 10.000 et 20.000 euros). Les réunions des présidents sont utiles à tous les affiliés, et c’est pour cela que le Comité voudrait que les associations soient encouragées à les organiser en assumant une partie des coûts. Pour ce faire, il faudrait y consacrer un budget annuel d’environ 3.000 euros, c’est à dire une contribution biannuelle de 6.000 euros versée à l’association organisatrice par la LILA.

 

Adrian Harrington explique que lors de la réunion du Comité, il a été décidé de reporter la discussion de cette proposition.

 

       b. Proposition du Comité

 

Que chaque association nationale, si ses finances l’y autorisent, parraine un libraire n’ayant jamais assisté à un congrès en lui payant les frais de participation.

 

Les congrès sont une part essentielle de la vie de la LILA. Il est important d’encourager les plus jeunes libraires qui ont l’impression que l’internet et les ordinateurs, où les réseaux tels que Facebook et Twitter dominent, ont rendu les contacts personnels quasi inutiles.

 

Ton Kok seconde la proposition.

Adrian Harrington explique que cette idée a sans cesse été mise sur la table ces dernières années et a souvent été débattue. Comment pouvons-nous aller de l’avant ? L’âge moyen des libraires augmente, celui des collectionneurs aussi, il n’est pas besoin d’être un génie pour voir où cela nous mène. Nous devons encourager les jeunes libraires.

Arnoud Gerits rappelle que l’idée avait été lancée en 1992 pour le congrès de Cologne. L’argent restant après ce congrès avait été reporté sur celui d’Amsterdam, puis celui de Los Angeles. Dans les années quatre-vingt-dix, l’idée s’est évaporée. Il s’agissait

Proocès-Verbal AGO Vienne 2009
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